Loppiano, 15 janvier 2002

Il est de tradition, en Italie, que les enfants reçoivent des cadeaux le jour de L’Épiphanie. Et qui pense à l’enfant Jésus ? Voici une histoire vraie, racontée par Chiara Lubich, aux petits de la Cité pilote internationale de Loppiano.

(…) Je dois vous raconter une histoire vraie… qui s’est passée à Noël, dans une ville qui s’appelle Vicence. C’est une histoire vraie. (…)  Dans cette ville y avait aussi un curé, un prêtre qui était arrivé depuis peu de temps dans la paroisse. À ces enfants, qui étaient, il avait enseigné l’art d’aimer.

(…) Noël approchait. Alors le curé a dit à ces enfants : « Écoutez, c’est bientôt Noël ! Pour l’Enfant Jésus, il faut que vous fassiez beaucoup, beaucoup d’actes d’amour ! » Les enfants ont dit : « D’accord ». Et ils ont commencé à faire beaucoup d’actes d’amour. La veille de Noël — Jésus n’était pas encore né — le prêtre a sorti la crèche, vide, toute vide, car Jésus n’était pas encore né.

Ce soir-là, il voit arriver des enfants qui apportent un gros paquet, un paquet gros comme ça. Dedans, il y avait beaucoup de petits rouleaux jaunes, tout plein… Il y en avait 277, 277 ! C’était 277 actes d’amour. Alors que fait le prêtre ? Il prend tous ces rouleaux, les met dans un sac et il met le sac dans la crèche. « Ainsi dès que Jésus naîtra, il aura comme coussin, comme matelas, tous vos actes d’amour ». Et les enfants de Vicence étaient super contents.

Noël arrive, il est 11 heures du matin ou 10 heures et demie… et le prêtre dit : « Maintenant, qu’allons-nous faire de tous ces actes d’amour ? Vous savez ce que nous allons faire ? Nous en faisons beaucoup de petits paquets… Et ces petits paquets, nous les attachons à tout plein de ballons. Faisons deux groupes de ballons. Un ici, l’autre là et nous y attachons ces paquets d’actes d’amour. Ainsi, nous les envoyons dans le ciel et ils montent jusqu’à Jésus. »

Les enfants se mettent tous à aider, à aller acheter les ballons, à faire les paquets, à attacher les paquets aux ballons… Ensuite, il fallait les faire partir. Le prêtre est venu les aider et ils ont fait partir les ballons dans le ciel. Les enfants étaient contents. Ils regardent, ils regardent… Ils les voient devenir toujours plus petits, devenir minuscules… jusqu’à ce qu’ils ne les voient plus. Ils se sont dit : ils ont peut-être éclaté ? Qui sait ! Eh bien non ! Tout là-haut, tout là-haut, le vent arrive et que fait le vent ? Il entraîne les ballons par ici, les ballons par-là, puis par ici, puis par-là… pendant une heure, deux heures, trois heures, quatre heures, cinq heures… toujours là-haut avec le vent qui les poussait, six heures, sept heures, huit heures, neuf heures.

Vers 9 heures du soir… Vous devez savoir qu’avec les actes d’amour, le curé avait attaché son numéro de téléphone, il l’avait mis dedans. Vers 9 heures du soir, dans une ville, qui s’appelle Reggio d’Émilie, qui est loin, loin, peut-être à 200 kilomètres — c’est beaucoup, c’est presque comme d’ici à Rome — à un certain moment, dans cette ville, à Reggio d’Émilie, il y a une maison qui est entourée d’un beau parc, d’un jardin ; et dans ce jardin, il y avait 6 enfants qui ne connaissaient pas l’art d’aimer. C’était 6 enfants comme les autres. Ils jouaient dehors dans le jardin.

À un certain moment — ils étaient tristes, très tristes, parce qu’il y avait eu une fête où l’on donne des cadeaux aux enfants, mais elle ne leur avait pas plu. Alors ils étaient tristes. À un certain moment – même si c’était déjà nuit – ils lèvent les yeux et ils voient descendre des ballons… et avec les ballons, tout plein de petits paquets, qui tombent par terre. En voyant tomber du ciel tous ces paquets, ces enfants ont explosé de joie… tout heureux, c’était bien mieux que la fête. Ils se sont dit, c’est l’Enfant Jésus qui nous envoie tous ces ballons !

Et imaginez qu’ils sont arrivés par miracle, parce que si un avion était passé, il aurait fait éclater tous les ballons. Et comme les ficelles des ballons étaient grosses, si elles étaient entrées dans le moteur de l’avion, cela aurait été dangereux pour l’avion. Eh bien, ils n’en ont pas rencontré ! Et les ballons sont arrivés jusque-là. Les enfants se sont mis à crier : « Maman, Papa, venez voir ce qui s’est passé. Il y a tout plein de petits paquets qui sont tombés du ciel, regardons ce qu’il y a dedans ! »

Alors le papa et la maman sont sortis de la maison — peut-être aussi les grands-parents, s’ils étaient là, je ne sais pas ! — et ils regardent et ils voient tous ces petits paquets… tous ces petits rouleaux jaunes. Ils les ouvrent et ils commencent à lire !

Un enfant ouvre un de ces petits rouleaux, et lit : « Je me suis excusée près d’une de mes compagnes par amour pour Jésus ».

Un autre : « Je t’offre les efforts que j’ai faits ce matin pour me lever pour aller faire l’enfant de chœur ». Un autre : « J’ai fait plaisir, même si cela m’a beaucoup coûté ».

Et encore : « Je demande toujours pardon à Dieu quand mon grand-père blasphème, quand il dit des vilains mots ».

Un autre : « Cette semaine, j’ai aidé mes parents à mettre le couvert et à porter les sacs des courses, j’ai balayé et j’ai lavé par terre ». Il en a fait beaucoup celui-là !

Cet autre : « J’ai essuyé les couverts sans que maman me le demande et je l’ai aussi aidée à faire le ménage ».

Un autre acte d’amour. Et encore : « Quand mon petit frère Sébastien ne veut pas dormir, je le prends et je le mets dans mon lit ou dans celui de mes parents et je l’endors en lui chantant des chansons ou en lui racontant des histoires ».

Un autre : « A la piscine, j’ai prêté mon bonnet de bain à mon petit frère parce qu’il n’en avait pas ».

Il y en a encore d’autres, mais je ne vous en ai apporté que quelques-uns… parce qu’il y en avait 277 ! C’est beaucoup !

Écoutez celui-ci : « J’ai épluché une mandarine pour mon grand-père parce que j’ai vu qu’il avait mal à la main et j’ai lacé les chaussures de ma con autre, le dernier : « J’ai écouté le conseil du dé : “aimer en premier” et comme je suis allé me confesser et qu’il y avait beaucoup d’enfants, je les ai lausine Lucia, parce que ma grand-mère avait mal au dos ». Il était vraiment attentif à tout !

Uissés aller se confesser eux d’abord ; et ma maman ne le savait pas ». Voici quelques exemples de ce qu’ont fait ces enfants.

Alors qu’est-ce qu’ils ont fait de ces rouleaux ? Ils les ont portés à leurs parents et les parents voient que, dedans, il y a le numéro de téléphone de celui qui les a expédiés (le numéro du prêtre). Alors, qu’est-ce qu’ils font ? C’était 9 heures du soir, c’était tard. Ils décrochent le téléphone et ils composent le numéro. Et le prêtre répond. Et ils disent : « Vous êtes le prêtre un tel ? » « Oui ». « Ici sont arrivés plein d’actes d’amour de la part de ces enfants. Qu’est-ce que nous en faisons ? ». Ils s’accordent pour que leurs enfants emportent à l’école tous ces actes d’amour, qu’ils en parlent avec leur catéchiste et maintenant, ensemble, ils sont en train de répondre aux enfants de Vicence. Ces 6 enfants (de Reggio d’Émilie) vont apprendre à leur tour à faire des actes d’amour.

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